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Accueil - Découvrir Le Bourget
Visite guidée du patrimoine du Bourget
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Le Bourget (du latin « Burgellum » qui signifie petit bourg) est une ville mondialement connue pour son terrain d’aviation. La ville est pourtant dotée d’un autre patrimoine historique, visible au coin des rues. Cet héritage donne à chaque visite du Bourget, une saveur particulière. Suivez le guide.

Une visite du Bourget commence par sa gare RER

Gare RER du Bourget Un bâtiment fonctionnel destiné à accueillir les trains, mais aussi un édifice historique. Sa construction remonte à 1858 avec la création de la ligne de chemin de fer reliant, à l’origine, Paris à Soissons. À la fin du siècle, la gare devient un réseau de voies permettant le triage des wagons, une véritable innovation qui en fait l’un des plus anciennes gares de triage d’Europe. Puis la Guerre 14-18 éclate, la gare devient le théâtre de départs répétés de convois militaires vers le front. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, les nazis ouvrent la page la plus sombre de son histoire, l’utilisant pour déporter de nombreux juifs vers les camps de la mort, internés à Drancy. En hommage aux victimes, la Ville a nommé la place de la gare « Place des Déportés ». Ces derniers sont commémorés le 10 octobre, chaque année.

Des constructions surprenantes

De la place des Déportés, on accède en face, à la rue Francis-de-Pressensé. Au n°9, on trouve une bâtisse originale. Il s’agit d’un élégant pavillon construit au début du XXe siècle, qui témoigne du style architectural en vogue à cette époque. Un chef d’entreprise bourgetin a eu l’idée originale de faire construire cette maison à l’image de son usine, en utilisant des matériaux identiques, faite de brique, de meulière, d’éléments moulés. Sur la façade, brique et pierre de taille sont exaltées par des touches de céramique colorée. À droite de la maison, l’actuel garage qui était à l’origine des écuries.

L’hôtel de ville : une architecture typiquement Art Déco

La rue Francis-de-Pressensé coupe l’avenue Jean-Jaurès qu’il faut emprunter vers la gauche pour rejoindre la nationale 2, pour atteindre l’Hôtel de Ville au 63, avenue de la Division-Leclerc. Construit entre 1930 et 1936 par les architectes Luciani et Contresti, il remplace l’ancienne mairie de 1838. L’édifice en brique rouge, conçu dans un parfait style Art déco a connu de violents bombardements en 1940. Les troupes allemandes l’incendièrent avant leur départ et d’importantes restaurations sont engagées dès 1945. De nombreux souvenirs de la communes sont conservés dans l’hôtel de ville et accessibles au public. Dans la même mouvance architecturale Art Déco, des années 1930, on peut aussi voir au Bourget, l’Ancien Institut des Maîtres dans la rue Roger Salengro, en passe d’être réhabilité en lycée.

Vestiges de l’ère industrielle

En sortant de la mairie, continuez votre chemin, traversez la nationale 2 puis engagez vous à droite dans la rue du Commandant Rolland. Au n° 15, un autre édifice rappelle les tendances architecturales du début du siècle. Un immeuble achevé en 1909 présente une façade à la construction alternée là encore, par deux matériaux : la meulière et la brique, ornée d’une série de sept frises en mosaïque typique. Dans la même voie, en s’éloignant jusqu’au n°43 l’ancienne usine Worthington construite vers 1900 pour l’industrie anglo-américaine. Spécialisée dans les attelages de chemin de fer, l’usine aura tourné près d’un siècle et ferme ses portes en 1983. Le bâtiment a été reconverti et la façade soigneusement conservée rappelle le passé industriel et l’attrait international du Bourget. À quelques mètres, l’immense nef en béton de la Compagnie Électromécanique datant de la même époque.

L’Épée brisée, hommage aux Bourgetins morts pour la France

Reprenez votre chemin sur la nationale 2 (ancienne route des Flandres) et remontez l’avenue vers la droite pour vous rendre sur la Place du 11 novembre. En forme de mail, cette place fut longtemps le cœur de la Ville. Nommée « Place communale » en 1716, elle devient la « Place de la Réunion » après la Révolution. En 1838, le Conseil Municipal y érige un bâtiment à usage de mairie et d’école, lui donne le nom de « Place de la Mairie ». En 1955, la mairie est remplacée par l’Hôtel de Ville. Un particulier rachète le terrain et y fait construire un immeuble. La disparition de la mairie justifie la décision du Conseil Municipal, la Place de la Mairie devient donc la Place du 11-Novembre. À cet endroit, le département décide en 1873 d’ériger un monument pour honorer la mémoire des combattants morts en 1870. L’architecte Marcel Deslignères gagne le concours public et réalise ce mausolée de granit. Le symbole de l’épée brisée qui rappelle la défaite contraste avec l’épitaphe qui appelle les futures générations à combattre pour la France.

L’Église Saint-Nicolas, un bâtiment classé pour fait historique

En continuant sur la nationale, on trouve plus loin l’église Saint-Nicolas du Bourget, au n°119 de l’avenue de la Division-Leclerc. L’ancienne église du Bourget, dédiée en 1551 à Saint-Nicolas est abattue en 1734 pour cause de délabrement. Vers 1750, une nouvelle église est bâtie d’après un plan rectangulaire, avec un chœur placé à l’ouest. Sa valeur est plus historique qu’architecturale ; elle fut un théâtre des combats de 1870, abritant tour à tour le retranchement des soldats prussiens et français. Le monument aux Morts de 1870, le cimetière et la chapelle témoignent des pertes importantes pour la ville, à cette époque. L’église comprend un second autel, consacré aux autres héros du Bourget : les aviateurs. La Vierge, protectrice des pilotes et des avions, trône entre deux hélices de bois.

La plateforme aéroportuaire

La visite s’achève avec la plateforme aéroportuaire avec l’aéroport du Bourget, le Musée de l’Air et de l’Espace et le Parc des Expositions. On observera la Statue de Lindbergh, qui est une reproduction d’une oeuvre conservée à Minneapolis (Minnesota). Elle fait l’objet d’un prêt, consenti au Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget pour une période de quarante ans environ. Cet échange entre les États-Unis et la France symbolise l’action de Lindbergh, qui fut le tout premier aviateur à traverser l’Atlantique. Parti de Long Island à New York à bord du célèbre Spirit of Saint-Louis, monoplan de seulement quatorze mètres d’envergure, Lindbergh atterrit au Bourget le 21 mai 1927. La sculpture représente le jeune homme âgé de vingt-cinq ans lors de son exploit ainsi qu’un enfant, symbolisant la part de rêve et d’insouciance que représente l’acte de voler.

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