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Accueil - Découvrir Le Bourget - L’histoire du Bourget
Des origines jusqu’au début de l’ère industrielle
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Au bord du petit plateau constituant l’entrée de la riche plaine dite de la Vieille France, grenier à blé de la Lutèce, coule un ruisseau aujourd’hui invisible : la Molette.

Dès l’époque gallo-romaine, un chemin fort fréquenté dans l’axe nord-sud croisait cette rivière sur l’emplacement actuel du Bourget. Tout naturellement, cavaliers et rouliers s’arrêtaient à ce croisement pour abreuver leurs bêtes et se reposer. C’est ainsi qu’une petite agglomération de paysans et d’aubergistes vit le jour, dont la première apparition du nom remonte à 1134 en tant que « Bourgeel » ou « Burgellum », déformation latine de « burgus », le bourg. Le nom du Bourget, orthographié tel que nous le connaissons aujourd’hui date du XVIe siècle.

Au cours du Moyen-âge, Le Bourget est un village agricole encore éloigné de la capitale mais relié à cette dernière par la Route des Flandres, aujourd’hui avenue de la Division Leclerc. On y compte alors une léproserie, située vraisemblablement dans le quartier actuel de la rue Anizan Cavillon, alors à l’extérieur du village. Un procès-verbal de 1351 constate que la léproserie du Bourget était déjà fermée à cette date. Comme pour l’ensemble du royaume, Le Bourget connut une misère noire au cours de la Guerre de Cent ans et fut victime de nombreux pillages au point que Charles V, dit le Sage (1338-1380), consent à exempter le village de fournir sa part de denrées et de fourrages au Palais Royal. En 1364 et 1376, le Roi prend deux actes confirmant la vocation du « Bourgeel » à être un village de culture et une étape importante sur la route des provinces du nord.

A la fin du XVe siècle, la création d’un relais de poste, à côté de l’église, confirme la position stratégique du Bourget, entre Paris et le Nord de la France.

Jusqu’en 1700, le village était sous l’obédience des châtelains du Blanc-Mesnil, mais à la mort de la dernière héritière, Mademoiselle de Blanc-Mesnil, Le Bourget décida d’autorité d’accéder à l’autonomie administrative et de se séparer de la tutelle de la paroisse de Dugny. C’est de cette décision que découle l’exiguïté de la commune. Au cours du même siècle, Louis XV, grand chasseur, y fait aménager un pavillon de chasse, celui-là même que Charles Emile Paris acquit en 1867 pour y fonder sa cristallerie émaillerie. C’est enfin sous la révolution française que se déroule l’élection de la première municipalité, en 1790.

Un siècle plus tard, en 1870, Le Bourget compte 850 habitants. Avec l’arrivée de la révolution industrielle, le village se développe avec une fabrique de toiles cirées, une distillerie et la cristallerie de Charles-Emile Paris. Cette même année, Le Bourget est le théâtre d’affrontements majeurs contre les Prussiens. Le Commandant Brasseur et ses troupes défendent la ville dans l’église Saint Nicolas « jusqu’à la dernière cartouche ». Le Commandant Baroche y trouve également la mort (une rue à proximité de l’endroit où il fut tué porte aujourd’hui son nom). Une plaque commémorative à son nom est fixé à l’angle de la Poste actuelle (angle Edouard Vaillant-Division Leclerc).

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